Le 17/18 janvier dernier un « vrai » Nazaré se réveille et une sélection naturelle s’opère…

Depuis quelques mois on ne cesse de parler de Nazaré et au fur et à mesure que les swells d’hiver s’enchainent les photos tombent sur les comptes Instagram, les commentaires affluent : ”wow, bravo, OMG, impressionnant, respect …” 

Le mot Nazaré est devenu magique, une vraie marque de fabrique, une machine à like qui permet de remplir aisément des pages entières de magazine, d’ajouter une ligne de plus sur le CV et de faire parler de soi. 

Et il y’a de quoi, le spot est mystique, les vagues peuvent être monstrueuses et les sessions mortelles… 

Mais à force d’en parler à tort et à travers, d’en faire de la récupération marketing, on oublierai presque ce qui a fait la réputation de cette vague unique au monde. Car même si Nazaré, reste impressionnant à 5, 10 ou 15 mètres, ce n’est pas pour autant que les plus grands « big wave rider » de la planète feront le déplacement pour se rendre sur le spot en moins de 24H….

Hooo que non ! 

Ce qu’ils attendent eux, c’est un vrai rendez-vous, un tête à tête avec « LA » vague de Nazaré, celle qui rugit, celle qui fait d’elle une vague d’exception. Et comme la nature est bien faite… quand Nazaré se réveille une sélection naturelle s’opère…

Alors mettons un bon coup de « projo » sur ceux qu’on pourrait qualifier de véritable mercenaire, ceux qui par leur présence ponctuelle et parfois discrète, font le boulot, nettoient à la « Léon » et repartent avec la satisfaction d’avoir surfé pour eux. Pas d’effusion, pas de blabla : on visse le silencieux, on saigne, on se barre…

D’ailleurs vous remarquerez que ce ne sont pas les plus notoires sur les réseaux sociaux et pourtant c’est bien eux qui contribuent à faire de Nazaré une vague de légende… qui jaugent la limite de ce que l’humain est capable d’encaisser face à « mer nature ».

Pour cette dernière session à Nazaré ils étaient 7 riders a passé la barre et pas un de plus ! 

Le swell c’est reparti sur 2 jours avec une grosse rentrée de houle le mercredi 17 janvier. Les vagues étaient dantesques mais difficilement exploitables car trop ventées… 

Seule une fenêtre de quelques heures avant le coucher du soleil a pu être exploitée par le rider Hugo Vau

Sur la vidéo vous ne le voyez pas mais il y a un homme sur cette vague et c’est bien lui ! D’ailleurs, il cherche toujours quelqu’un qui pourrait lui fournir une vidéo ou une photo où on le voit plus explicitement. 

Le lendemain c’est une houle un peu plus rangée et un peu moins grosse (attention on parle de vagues entre 20 et 25 mètres) sur laquelle les 6 autres riders se sont lancés : le français Benjamin Sanchis, l’allemand Sebastien Steudtner, l’australien Ross Clarke Jones, le basque espagnol Axi Munian et les brésiliens Marcelo Luna et Maya Gabeira

Un moment immortalisé par les écuries Mercedes du rider allemand Steudtner (voir la vidéo ci-dessous).

D’ailleurs vous noterez que dans ces vagues là, ce n’est pas la kermesse, on tient sa ligne et on sait pour qui sont les bombes.

Enfin du grand spectacle qui nous permettra peut-être de répondre à l’éternelle question : quelle est la différence entre un bon et un mauvais chasseur

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Fondateur - Issu d’une famille Bretonne et surfeur depuis une quinzaine d’années, il recrute, coordonne le développement et gère les finances de SurfME pour façonner un projet aux valeurs fun, green et sportives.

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