ITW : l’actrice française Alice David nous dit tout sur sa passion de la glisse

Le surf est un virus qui se propage partout et n’épargne personne… Telle la faucheuse il choisit où et quand, il ne s’intéresse pas au genre ni à la classe sociale et peut se pencher sur votre berceau comme vous atteindre plus tard… 

Lascar, campagnard, urbain, citadin, bo-bo, bling-bling, anarchiste, communiste ou fasciste, tout le monde y passera si il le faut…

Quand le virus vous attrape, c’est pour de bon et il n’y a aucun antidote… 

Comme pour Alice David, 31 ans…

Née à Paris, élevée à Paris, cette jeune actrice est issue du monde du théâtre (univers dans lequel ses parents ont toujours évolué) et se fait connaitre dans la série Bref diffusée sur Canal + où elle incarnera la « fille » objet de fantasme du personnage principal. Sa carrière continue avec la nouvelle génération d’acteurs, celle des films Babysitting ou plus récemment Demi-soeurs à l’affiche au cinéma.

Alice David avec ses Demi-soeurs Sabrina Ouazani et Charlotte Gabris à l’affiche au cinéma

Effectivement, rien ne prédestinait cette comédienne parisienne à attendre une vague au line-up un jour et pourtant…

Contaminée depuis 2 ans, Alice a accepté de nous livrer son témoignage :

SurfME : Quel a été ton déclic pour te mettre au surf ?

Alice David : Au départ, je n’ai jamais été très attirée par le surf.

Mais pourtant, j’ai toujours été assez à l’aise dans l’eau.

C’est en partant au Costa Rica en 2016 que j’ai voulu essayer, par simple curiosité, sans y croire vraiment…

Ca a été un coup de foudre, et à partir de ce moment, j’ai été complètement mordue…

SurfME : Ta première vague c’était où et quand ? T’as kiffé ?

AD : Ma première vague c’était donc au Costa Rica, à playa Guiones, pas vraiment un endroit très facile.

Au début je me suis bien faite secouée, mais j’étais bien entourée, donc pas de stress. Je me suis levée très vite, et depuis ce moment là, dès que je le peux, je pars surfer !

La réserve naturelle de Nosara abrite de jolis spots : playa Guiones

SurfME : Qu’est ce que tu aimes dans le surf ? L’état d’esprit ? Les sensations ?

AD : Je pense que ce qui m’a le plus plu au départ, c’est le challenge et le côté sportif, mais très vite on est rattrapé par autre chose. Il y a, dans le fait de glisser sur l’eau, un plaisir particulier qui ne s’explique pas. Une sorte d’émotion folle.

Aussi, c’est ce qui me vide le plus la tête. Le surf demande d’être là à 100%, toute ta concentration et tout ton corps se tendent vers une seule et même chose, se connecter à l’énergie de la vague. Ca te demande d’être à l’exact « moment présent » et j’adore ça.

Et cette sensation, je ne le ressens que lorsque je joue, ou quand je surfe. Ce sont un peu comme mes deux espaces de liberté.

SurfME : Tu as plusieurs surf-trip à ton actif, jusqu’à présent quel a été ton spot favori ?

AD : Pour la qualité et la longueur des vagues, je pencherais pour les points break du Maroc et le Sri Lanka, même si les spots saturent en périodes touristiques..

Pour l’ambiance, je dirais Bali, les locaux sont déments, d’une grande gentillesse et d’une absolue générosité, j’y suis allée plusieurs fois, et j’y ai fait de supers rencontres.

Et puis c’est là bas que j’ai surfé pour la première fois le reef, et ça c’est absolument absolument absolument inoubliable !

On a aussi de la chance en France, il y a beaucoup de spots, avec des vagues sublimes et sur certaines, encore très peu de monde à l’eau.

Bref, plus on varie les spots, plus l’on découvre et l’on apprend de choses !

SurfME : Goofy ou Regular ? Tu préfères surfer backside ou frontside (pourquoi) ? Les Reef break ou les Beach break (pourquoi) ?

AD : Je suis regular, et j’ai surfé beaucoup de droites (Maroc et Sri Lanka pays de droites..!) et j’adore !

Alice en plein shoot sur une droite marocaine

Mais j’aime bien aussi backside que je pratique de plus en plus sur les beachs break en France.

Récemment, je suis partie surfer quelques beach breaks français, et je me suis beaucoup concentrée sur les gauches, pour me forcer à varier et étonnement j’y ai pris autant de plaisir.

SurfME : Ton plus gros coup de pression ?

AD : Je pense que c’était à Banana Point au Maroc.

C’est un spot plutôt réputé cool. Mais il tient plutôt bien la houle, et ce jour là je me suis mise à l’eau dans des grosses conditions, avec une marrée montante qui ramenait de bonnes séries qui devaient dépasser le 1m80.

Bien évidemment, je n’y suis pas allée seule, je ne suis pas non plus totalement kamikaze..!

Il faut préciser que je suis encore assez débutante, et qu’à ce moment là je surfais une 7’2 pas totalement adaptée.

Étrangement, je ne galère pas trop à passer la barre, mais une fois arrivée au peak, j’ai l’impression de me retrouver en haute mer, ça bouge, y a des remous, les vagues sont grosses et épaisses, déplaçant de grandes masses d’eau.

Alice prudente et observatrice …

J’observe, puis au bout d’un moment, ça semble moins gros, je m’essaie sur la première vague de la série qui arrive. Erreur de débutant..! Etant un peu inhibée, je ne m’arrache pas trop, et évidemment la vague me passe devant. Et là en me retournant, je comprends que je vais me prendre toute la série sur la tronche, pile en zone d’impacte.

Et là ça a été long, je plonge, et je replonge, puis je me fais emmenée, et j’ai très peu de répit pour reprendre de l’air entre chaque mousse blanche qui m’arrivait dessus. Le genre de moment où tu ne sais pas pourquoi tu t’es mise dans ce genre de situation.

J’ai finalement réussi à me sortir de là, j’ai repris mes esprits et cette fois j’ai attendu la bonne vague pour sortir.

J’en ai retenu de ne jamais prendre la première de la série, si tu la rates, tu ramasses ! Mais aussi de se détendre un maximum, afin de ne pas s’épuiser.

Le surf te donne de bonnes doses d’humilité, on est peu de choses face à la puissance de l’océan !

SurfME : Ton moment préféré d’avant session ?

AD : Le bruit du waxage et le check du spot, ça me donne des papillons dans le ventre !

Visiblement recevoir une nouvelle board fait aussi parti de ses petits plaisirs …

SurfME : Ton moment préféré d’après session ?

AD : Manger !!!

SurfME : Si tu avais un objectif à te fixer avant que tu sois trop vieille pour surfer ça serait lequel ?

AD : Celui de prendre soin de moi afin de pouvoir justement ne jamais être trop vieille pour surfer. C’est un sport superbe pour ça, j’ai rencontré à l’eau des gens de tous âges et de tous gabarits, et je trouve ça magnifique.

SurfME : Que fais tu quand tu es « coincée » à Paris ?

AD : Généralement, si je suis à Paris, c’est que je tourne, ou bien je fais la promo d’un de mes films.

Du coup, je suis assez prise, mais depuis le mois de mars, j’ai commencé le surf skate (Carver), et j’ai beaucoup accroché, alors je trouve toujours un moment, soit le soir, soit les weekend pour aller me faire une descente dans Paris !

Alice surfing Paris photo : @felix misslin

J’ai l’impression de surfer la ville, c’est juste parfait pour patienter avant de retourner à l’eau.

En plus de ça, j’essaie de me tenir à une petite rigueur sportive, alors je me fais une séance de boxe par semaine, c’est pas énorme mais au moins je suis sûre de m’y tenir.

Et quand je suis un peu plus à la cool, j’essaie de faire régulièrement du yoga, surtout avant un surf trip, et puis c’est bon pour la tête et le corps !

SurfME : Si tu devais faire découvrir/partager le surf à/avec une actrice française ça serait qui ?

AD : Une de mes meilleures amie, Charlotte Gabris se montre de plus en plus motivée pour m’accompagner, j’espère bien y aller avec elle très vite !

About the author

Fondateur - Issu d’une famille Bretonne et surfeur depuis une quinzaine d’années, il recrute, coordonne le développement et gère les finances de SurfME pour façonner un projet aux valeurs fun, green et sportives.

Related

Join li diskason